Forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée

Les chiffres du nombre de demandeurs d’emploi au second trimestre 2021 sont parus.

La baisse constatée du nombre de demandeurs d’emplois en catégorie A, B et C associée à une reprise de l’activité, n’empêche pas que l’on demeure à un niveau très élevé de chômage et de précarité.

Au total près de 6 millions de personnes (5 984 000 de personnes pour les catégories A, B, C en France métropolitaine et dans les outre-mer) sont en recherche d’emploi.

Cette baisse ne doit pas masquer non plus l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée (depuis plus d’un an).

En effet, la crise touche les plus précaires et les plus éloignés de l’emploi avec une augmentation de + 8,6 % sur un an des demandeurs d’emploi inscrits entre un et deux ans, +2,8 % entre deux et trois ans et +6,3 % des inscrits depuis plus de trois ans.

Ces chiffres sont particulièrement alarmants, tant le retour à l’emploi est plus difficile pour les salariés concernés.

Pour FO, il est indispensable de renforcer l’accompagnement de ces demandeurs d’emploi et de prévenir le risque de trappes à chômage de longue durée afin que les différentes aides à l’embauche ciblant certaines catégories de travailleurs n’aillent pas au détriment d’autres.

MICHEL BEAUGAS www.force-ouvriere.fr

FO a signé l’accord télétravail

FO a signé l’accord Télétravail sous réserve :

  • Du maintien de la responsabilité de l’employeur en matière de sécurité, santé et conditions de travail du télétravailleur volontaire, ainsi qu’en matière de sécurité des données exploitées
  • Des conditions de mises en œuvre des expérimentations
  • Du respect des droits pleins et entiers des télétravailleurs volontaires de droit public

Crise sanitaire : FO conteste les menaces de sanctions et licenciements

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Alors que le projet de loi relatif à la gestion de la crise sanitaire a été voté en première lecture à l’Assemblée nationale et est en débat au Sénat, la confédération FO s’est encore adressée au Premier ministre ainsi qu’aux Présidents des deux assemblées du Parlement.
Elle rappelle que FO – tant au plan national que par le canal de ses syndicats et délégués sur le terrain – n’a eu de cesse de s’exprimer, de militer et d’agir à son niveau, depuis le début de la pandémie, pour que la priorité soit mise à la protection effective de la santé des salariés, comme de la population plus largement, dont font partie aujourd’hui à la fois la possibilité pour tous de se vacciner au plus vite et le plus largement, et les moyens et effectifs des services de santé (hôpitaux, EHPAD, secteurs social et médico-social notamment…), de la sécurité sociale, de la médecine du travail. A cet égard, FO revendique et soutient la possibilité de se faire vacciner sur le temps de travail.
Pour autant, FO conteste que la politique mise en œuvre pour accélérer et élargir la vaccination ou s’assurer des protections requises, nécessaires face à la survenue du variant Delta, s’appuie sur la menace de sanctions allant jusqu’au licenciement des salariés concernés soit par la vaccination obligatoire soit travaillant dans les lieux soumis au passe sanitaire.
Elle appelle dans le même temps les parlementaires à prêter attention à ce que les dispositions qui pourraient être finalement votées ne conduisent pas à restreindre les libertés syndicales, dont la liberté de réunion, déjà entravées au gré des confinements et mesures de jauges sanitaires.
Parallèlement, la confédération FO a appuyé auprès du ministre des Affaires étrangères l’appel à la solidarité de la part de la fédération de la santé de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) en Tunisie dont la population est confrontée à l’insuffisance de vaccins et de matériel médical dans un contexte de recrudescence forte de la pandémie de Covid-19.

Yves VEYRIER – www.force-ouvriere.fr